Somalie

Je suis somalienne.  Je suis née dans le pays le plus corrompu au monde. Je suis née dans ce pays que l’on ne connait que pour ses guerres et ses pirates. Celui dont on ne parle que pour évoquer la famine qui le décime ou la violence qui le secoue. Un pays que je ne connais pas. A 4 ans, je suis arrivée en France avec ma mère et ma petite sœur. Nous avons fui. Quand ma mère me parle de la Somalie, ses yeux sont voilés de tristesse. Elle me dit que si elle est venu jusqu’en Europe, c’est pour nous. Pour nous offrir une instruction, pour que l’on aie un bon travail, pour qu’on aie une chance. Quand je vois ces images d’enfants maigrissimes aux yeux immenses, mon estomac se soulève. Ils sont moi, j’aurais pu être eux. Ils fuient eux aussi. Le destin est une chose bien curieuse.

Ça fait quasiment 24 heures que je lis et relis sans relâche. Je veux comprendre pourquoi on en est là. Comment on en arrive à s’entretuer et laisser toute une population mourir de faim? Qu’est ce que la communauté internationale fout? Pourquoi est ce la situation ne s’arrange pas? Plus je lis, plus j’ai envie de vomir. Alors j’écris ce que je trouve. J’écris parce que rien de tout cela ne me semble normal. Que tout me dégoûte.

C’est étrange la vie. Il y a certaines choses qui ne vous touchent pas. Pas parce que vous êtes insensibles. Juste parce que vous êtes protégés, non exposés. Hier encore en disant d’où je venais j’ai entendu une blague sur la maigreur des somaliens, comme si une horreur pareille était hilarante. Cela ne m’a pas fait mal. J’ai souri poliment et je m’en suis allée, focalisant rapidement mon attention sur autre chose. Hier encore, j’ai entendu un amalgame stupide sur les somalis et Al Qaïda. Hier, je n’ai rien dit. Aujourd’hui, j’ai envie d’hurler.

La très grande majorité des somaliens ne sont pas des musulmans intégristes ou des terroristes. Les somaliens sont musulmans, rien de plus. Je ne comprendrais jamais comment on peut réduire tout un peuple à un mot aussi dur: terroriste. Comme si c’était tout. On ne connait des somaliens que ce que la télé veut bien montrer. Et encore… tout est filtré pour ne pas trop choquer, apporter la juste dose de pitié et passer vite fait sur un sujet beaucoup plus brûlant et proche des préoccupations des gens : la fermeture de MegaUpload ou la Fashion Week. La Somalie en zapping c’est : La faim, la guerre, la piraterie. Cette dernière me met particulièrement en colère. La piraterie…la piraterie n’est qu’un leurre. Un écran de fumée. Une diversion. Même pas subtile. C’est tellement gros. Comment est ce qu’on peut essayer de me faire avaler que 4 hommes sur un minuscule bateau de pêche même lourdement armés pourraient faire le poids face à des pétroliers gigantesques équipés de toute une milice?

La surmédiatisation de la piraterie n’a pour moi qu’un seul but : détourner l’attention.

Concentrons nous bien sur les pirates et leurs coups de folie meurtriers et oublions allégrement les armateurs qui pêchent sur les eaux territoriales du pays sans autorisation et pillent les fonds marins de ses poissons. Oublions que les navires européens et asiatiques profitent de la situation politique chaotique pour pêcher le long des côtes somaliennes sans aucune licence et sans respecter le moins du monde les règles élémentaires de pêche: à savoir non respect des quotas en vigueur dans leurs propres pays pour préserver les espèces, et emploi de techniques de pêche – notamment de bombes ! – qui créent d’énormes dégâts écologiques.  Les puissances occidentales portent une lourde part de responsabilité dans le développement de la piraterie en Somalie. Mais plutôt que de dire la vérité et payer des compensations pour ce qu’elles ont fait ainsi qu’un droit de passage comme partout ailleurs, ces puissances criminalisent le phénomène afin de justifier leurs positions dans la région, et continuer le pillage. Ainsi sous prétexte de combattre la piraterie, l’Otan positionne sa marine militaire dans l’Océan Indien.

We are generous : cancer for all!

Oublions également le déversement de déchets toxiques et nucléaires en Somalie, orchestrés par la mafia internationale, et rapportés par de nombreuses sources depuis le début des années 90 mais jamais documentés par une mission d’enquête officielle, faute de gouvernement somalien (comme c’est pratique…) Depuis la fin des années 1980, l’exportation de déchets toxiques vers la Somalie a été fréquemment dénoncée par des témoins sur place et documentée par des journalistes d’investigation suisses et italiens , sans pour autant déclencher de scandale majeur. Après le passage du tsunami, qui a affecté particulièrement le Nord-Est du pays, des habitants de la côte somalienne ont vu des douzaines de ces fûts et conteneurs rouillés échoués sur la plage. Depuis, des centaines d’habitants ont rapporté des symptômes jusqu’alors inconnus: Perte de cheveux,diarrhées, vomissements, nausées, rashes sur tout le corps, enfant malformés, toux violente…la parfaite panoplie du syndrome d’irradiation aiguë et mortel.

Colonialism.

Oublions que le pays, comme beaucoup d’autres en Afrique a subi le colonialisme. Que le découpage de frontière à la règle,et la sédentarisation forcée a détruit une culture. Que si au Nord la domination Britannique ne s’est traduit que par l’instauration de l’anglais comme autre langue officielle , au sud c’était une toute autre histoire. Il suffit de se rappeler que les somaliens du sud n’avait pas le droit de poursuivre leurs études au-delà du cours élémentaire, marque d’une volonté italienne précise de maintenir la population dans un état d’assujettissement total. En 1959, la Somalie devient indépendante par la fusion des colonies italienne au Sud et britannique au Nord. Mais des Somaliens vivent également dans certaines parties du Kenya, d’Ethiopie et de Djibouti. Le nouvel Etat somalien adopte d’ailleurs comme drapeau une étoile, dont chaque branche représente une des parties de la Somalie historique. Le message derrière ce symbole étant : «Deux Somalies ont été réunies mais il en reste trois colonisées». L’instauration d’une démocratie "conventionnelle" a été un véritable désastre. Sous prétexte de faire de la politique, les élites somaliennes se sont divisées, chacune créant son parti sans véritable programme et en recrutant son électorat selon les clans existants. Cela accentua encore plus les divisions et se révéla totalement inefficace. Une démocratie de type libéral n’était en fait pas adaptée à la Somalie : il y avait à un moment 63 partis politiques pour un pays de trois millions d’habitants !

A History of Violence.

Oublions enfin que si la Somalie est en guerre perpétuelle c’est que ça profite à quelqu’un. Maintenir la Somalie dans un état de conflit permanent, dans un entre-deux entre la paix et la guerre, est utile pour beaucoup de gens, et pas seulement pour certains acteurs régionaux, qui préfèrent un pays faible et sous contrôle, mais aussi pour quelques filières occidentales de la criminalité organisée, qui considèrent le territoire somalien comme un énorme duty-free où l’on peut faire ce que bon leur semble.

Tout le monde se souvient de l’image de Bernard Kouchner alias "mère Térésa" et son sac de riz sur une plage somalienne?

Tout est une question d’intérêts en fait. Prenons l’exemple qui a inspiré le navet du fond des abysses "la chute du faucon noir"avec ses pauvres GI’s « assaillis par de méchants rebelles somaliens » (Rappel du bilan : 1 milliers de morts somaliens contre 18 morts américains.) En 1990, le pays est meurtri par les conflits, la famine et les pillages, et l’Etat s’effondre. Face à une telle situation, les Etats-Unis, qui ont découvert quelques années auparavant d’importantes réserves de pétrole en Somalie, lancent l’opération Restore Hope en 1992. Pour la première fois, des Marines US interviennent en Afrique pour essayer de prendre le contrôle d’un pays. Pour la première fois aussi, une invasion militaire est déclenchée au nom de l’ingérence humanitaire.

Bon, ils se gravement plantés. Gros échec. Depuis lors, la politique des Etats-Unis a été de maintenir la Somalie sans véritable gouvernement, en usant de la bonne vieille stratégie britannique, d’ailleurs appliquée en de nombreux endroits : mettre en place des Etats faibles et divisés pour mieux tirer les ficelles. Voilà pourquoi il n’y a pas d’Etat somalien depuis presque vingt ans. Les Etats-Unis ont une espèce de théorie du chaos afin d’empêcher toute réconciliation somalienne et maintenir le pays divisé. Ils n’ont pas besoin dans l’immédiat du pétrole, mais ils ne veulent en aucun cas voir se reproduire un scénario tel que celui du Soudan en se faisant piquer la place par les chinois alors ils encouragent la guerre.

Deuxième intérêt majeur: la position stratégique de la Somalie. Le pays a la plus vaste côte d’Afrique (3 300 kilomètres) et fait face au Golfe Arabe et au détroit d’Hormuz, deux centres névralgiques de l’économie de la région. Si une réponse pacifique était apportée au problème somalien, les relations entre l’Afrique, d’une part, et l’Inde et la Chine, d’autre part, pourraient se développer à travers l’Océan Indien. Ces concurrents des Etats-Unis pourraient alors avoir de l’influence dans cette région de l’Afrique. Le Mozambique, le Kenya, Madagascar, la Tanzanie, Zanzibar, l’Afrique du Sud… Tous ces pays connectés à l’Océan Indien pourraient avoir un accès facile au marché asiatique et développer des relations économiques fructueuses. Contrôler l’océan indien équivaudrait à contrôler le développement économique des puissances émergentes (Inde et Chine).

WHERE IS L’ONU?

Nulle part. Ils n’ont pas mis les pieds dans le pays depuis 1991. Il faudra qu’on m’explique à quoi ils servent un jour. Ah si en fait je sais, les "forces de la paix" servent à torturer un gamin de 14 ans à mort en lui faisant subir les pires sévices, tout ça parce qu’ils s’ennuient. Vachement utile.

Leçon à retenir? La logique de ce monde est à gerber. Peu importe la guerre, le déracinement et la souffrance de millions de gens si une bande de connards, il n’y a pas d’autres mots, peuvent continuer à engranger leurs milliards de petits bouts de papiers estampillés de $ si précieux.

Autre leçon? J’ai de la chance. Énormément de chance. Et aucun droit de la gaspiller.

The end has no end. Je déménaaaaaaaaaaaaaage!

Hey les poulettes! Nous sommes de retour moi, ma vie et mon super ordi tout neuf! En parlant de neuf, ya du neuf: Je déménage mon blog.

Mais…mais…pourquoi?!

WordPress n’est vraiment plus assez "maniable" et "souple" et j’ai reçu pas mal de mails de lecteurs qui ne pouvait plus laisser de commentaires, je ne sais pas trop pourquoi. Bref, trop de soucis techniques et pas assez de customisation.

Je débarque aujourd’hui sur Blogspot! Ai passé la journée d’hier à triturer du code html et à transférer mes articles d’une plateforme à une autre (je ne sais pas si c’est possible avec les commentaires me pencherait dessus plus tard) et même si ce n’est pas encore tout à fait ça, j’en suis plutôt contente.

Je vous souhaite donc la bienvenue sur nouvel ancien Blog qui pour l’occasion a changé de nom (Girltravelling n’était plus disponible sur Blogspot…)

MY OWN PRIVATE ZOO

Tadaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa! Ô Joie!

Et bises tiens.

Retour à la vie réelle.

Je viens de rentrer d’un voyage de deux mois en Inde. Eh oui, l’Inde. La dernière fois que vous m’aviez lu je devais partir en Malaisie. Mais au moment de prendre nos billets, j’ai brusquement changé d’avis et décidé de partir ailleurs. Ce qui en y réfléchissant était bien étrange et un peu loufoque au vu de la mousson qui devait sévir pile poil là bas pendant mon séjour. Nonobstant c’était une excellente idée. De Juin à Août j’ai vécu le voyage le plus incroyable de ma vie et ce, sans la moindre goutte de pluie (le changement climatique c’est bien un truc global et ça faisait bien flipper les indiens…) Deux mois à parcourir un pays fantasmé et mystérieux. Deux mois hors de la routine métro boulot dodo. Et vous savez quoi? J’ai surkiffé.

Le jour avant le décollage de la France j’étais plus excitée qu’un acarien au salon de la moquette. Tellement que je n’ai pas fermé l’oeil de la nuit. J’ai rendu mon copain dingue tellement j’étais énervante et montée sur pile. Je crois bien avoir passé 48 heures sans dormir. L’arrivée à Mumbai a été un choc. Thermique d’abord, car passer d’un aéroport surclimatisé à la touffeur d’un mois de juin sous mousson, ça vous fait quelque chose. Culturel ensuite: dès que l’on franchit les portes vitrées de l’aéroport on se rend compte que ça y est on est vraiment ailleurs. Et plus particulièrement ça y est on est en Inde. Des nuées de Taximen nous accostaient en criant. Des tas de petits mecs moustachus qui vous abordent à coup de "Mr! Mrs!" c’est drôle. De Mumbai nous sommes partis jusque Chennai et après 23 heures de voyage supplémentaires, l’aventure a réellement commencée.

Du désert du Tamil Nadu, à la Jungle et aux Backwaters du Kerala, des temples de Hampi au Karnataka aux plages de Goa ce voyage a été riche en émotions de toutes sortes. Je crois que je n’ai jamais été aussi sollicitée physiquement et émotionnellement de toute ma vie. Je n’ai jamais autant appris et découvert de trucs dans un aussi court laps de temps. De l’art d’un Thali délicieux aux joies de la pêche à mains nues et des discussions curieuses avec les Indiens, je n’ai pas chômé. J’ai connu les joies des guesthouses et l’impression de changer de maison toutes les semaines. J’ai choisi de ne pas tenir mon blog pendant mon voyage autant à cause de soucis techniques (ordi portable décédé) que par envie de me couper de la France pour profiter à fond de mon séjour. J’ai quand même tenu un journal par envie de coucher par écrit mes souvenirs et pris le trillion de photos que j’ai vraiment hâte de partager avec vous!

Deux mois sans internet, ça fait que j’ai un bon paquet de choses à vous raconter, pas mal d’anecdotes dont de très belles marrades, mais pour l’heure je vous envois pleins de biz et d’amour  et vous souhaite un bon été et de bonnes vacances avec un chouia de retard :)

La mode, la mode…

Fashion is a form of ugliness so intolerable that we have to alter it every six months.

La mode est une forme de laideur si intolérable qu’il faut en changer tous les six mois.

Oscar Wilde
Aujourd’hui, j’ai envie de parler de mode. Waaaaaw… vous direz vous en votre for intérieur (ou pas) son blog est-il en train de tourner fashion? Va t-elle nous poster des photos d’elle exhibant sa dernière session shopping? Aura t-elle les pieds en dedans et une duck face des plus fantastiques? La réponse est non mes poulettes (voire mes poulets si de la testotérone est venu s’égarer ici).
J’ai envie d’en parler parce qu’en tant que fille du 21ème siècle en possession d’une once de goût potable, je ne comprend pas. Je pige pas l’engouement que provoque toujours la mode (version haute couture méga cher ou trendy ridicule et  incompréhensible) chez les gens. Ce soir je suis allé à un concert (The Rapture) j’ai tellement sauté  partout et dansé que  mes genoux m’envoient leurs adieux (mais là n’est pas le sujet)… Ai été entouré de hipsters, ai cru défaillir de rire. J’étais en plein territoire bonnets, collants pour hommes (véridique) et supra moditude. Évidemment je me suis esbaudit. Mais ce n’était pas la chose à faire ( Cf le nombre de gus et gussettes qui m’ont regardé style "pauvre meuf, tu n’y comprends rien .) Ce qui m’a légèrement interpellé et fait réfléchir et me concentrer sur le monde de la mode.
Et le résultat de la réflexion est : Je ne comprends effectivement pas. Et messieurs, dames cette phrase est plus que réelle. Je n’y comprends que couic. Je ne suis définitivement pas à la mode. Out. Hors catégorie. De facon complète. Cette soirée en a été la preuve formelle. Je ne me suis pas foulé niveau vêture ( le jean était de mise. ) Mais là où tout individu lambda  aurai vu un couvre fesses de type convenable (catégorie non moche) et confortable, les gens à la mode voit une "pièce" conformiste voire "extrêmement banale." (Un mec m’a tenu un discours non passionnant sur la communication vestimentaire dont le résumé est que je suis apparemment une fille normale, ce qui dans son esprit est à peine mieux que des haricots verts en boites)). Ai pris ça avec bonne humeur et philosophie et observé la face de mon interlocuteur en souriant. Dieu du ciel. Ce mec a essayé de faire passer ses trouvailles H&Mesques pour des trésors archélogiques vintages et a appelé un VÊTEMENT "une pièce". Dans mon cerveau le message était " Désolée, mec, mais pour moi un gus est sensé être viril et ne pas porter de collant, tu n’es conséquemment pas crédible et ton discours me passe par dessus tête."
Bref, la mode  est vraiment un univers étrange.
Tout d’abord parce qu’elle est à deux vitesses. Y a la mode pour êtres aux portefeuilles moyens et la mode pour gens pétés aux as. La première demande du temps, de l’effort, de la sueur dédié à l’obtention du "look du temps" avec un léger truc, une très légère originalité qui est sensé faire tomber les autres humains à la ronde à genoux d’admiration. C’est d’ailleurs une vraie course au "truc", qui validera enfin le look 40 % H&M 59 % Zara , 1% friperie comme "cool". Jusqu’à il y a peu c’était simple, une personne était plus originale qu’1 autre autre dès qu’elle avait:
  • Une écharpe vive , un foulard patchwork, ou bien même un hamac vénézuélien autour des cervicales.
  • Un bonnet brodé ou non, mais qui pend obligatoirement à l’arrière du crâne.
  • Un véritable tatouage
  • Des Ecarteurs (boules d’oreilles mutilatrices)
  • Des grosses lunettes de nerd mais en fluos
  • De la dentelle (homme femme confondus)
  • Une chemise de bûcheron cintrée.
  • Des horreurs mocassins.
Malheureusement quelqu’un a dû cafté la recette très massivement parce que soudainement le monde s’est chargé de clones. Tout le monde est désormais sapé pareil. Et tout le monde trouve ça super cool. Je dégobille.
La deuxième mode est plus particulière car contrairement à la première, elle demande un certain budget. Elle ne s’adresse à quasi personne. Et cela excite précisément pleeeeeeins de gens (l’élitisme a toujours été méga hype.) Les créateurs reconnus, encensés, lèche-bottisés pour ne pas dire carrément "cultifiés" vivent dans un royaume imaginaires où le surkiffage de leur moindre battement de cil est normal et dû. Remarquez le nom qu’on leur donne "Créateurs" comme s’ils étaient de mini divinités. Ces designers, hommes pour la plupart n’ont pas vu une meuf à poil depuis un bon nombre d’années (possiblement jamais.) Dans leurs esprits la femme est un genre de corps qui n’a jamais grandit, de la ligne droite de partout, no boobies et encore moins de fesses. Au risque de me faire virtuellement baffer, non,  la meuf lambda n’est pas taillé comme Karlie Kloss (cf photo). Certaines le sont naturellement et très franchement, je suis très contente que ces 10% là soit représenté (les minorités visibles en avant toussa toussa) mais les 90% autres?
Je vois très mal comment fourrer le moindre atome de mes fesses dans n’importe quel robe que l’on voit dans les défilés à la télé ou dans les magazines. Et pour cause: mes fesses de fauchée quasi obèse avec mon 38/40 ne sont pas destinés à entrer dans ces robes. Pour moi de base les vêtements doivent s’adapter à mon corps et non le contraire. Il parait que les designers disent que les vêtements tombent mieux et plus facilement sur les très minces…Alors qu’est ce que c’est en fait? De la paresse de la part des créateurs? C’est pas un peu leur boulot de créer des vêtements qui vont aux femmes au pluriel? Non, il semblerait que je me plante en beauté, leur boulot c’est de sublimer LA femme. Une seule. Signe distinctif: elle mesure un mètre 80 et pèse moins de 60 kilos.
(Nota bene: Je ne prône pas l’obésité, un extrême ou l’autre craignent autant. Mais sans déconner, y a des moments où le regard vide et les membres décharnés graciles des "top models" me font frissonner. Le surplus de graisse c’est mal vu mais le surplus de consommation c’est la vie.)

J’ai comme l’impression que ces robes sont destinés à faire du show-off. En fait, toute la mode c’est du show-off et qui dit show-off dit éphémère et jetable. La mode c’est la plus belle preuve du consumérisme débile. Des fois je traine sur des blogs mode et très franchement quand je lis l’excitation de ces meufs pour de véritables horreurs, je suis partagée entre l’hilarité et l’inquiétude pour leur santé mentale. Leur leitmotiv c’est un peu: "C’est moche, c’est cher, c’est importable: génial j’achète." C’est un peu pareil pour les mannequins. Elles sont très facilement jetables. Une modèle ça dure dans les deux ou trois ans max (estimation haute) avant de se faire larguer dans le monde réel. Quand on sait que pleins de gamines de 14 ou 15 ans intègrent le circuit et lâchent l’école pour courir les podiums, ça fait plutôt peur. Elles font comment après? elles reprennent l’école ou quoi?

Alors quand on me dit "La mode, c’est enchanteur, c’est féérique, c’est original, ça respecte la différence…" j’ai envie de dire "mon ass oui." La mode par essence, c’est PAS différent et original. L’être humain est un animal grégaire, on kiffe suivre qui a du charisme ou est "à la mode". Y a rien de magique ou de beau là dedans.
Tout ça pour dire que  je n’aime pas la mode. Attention, ça ne veut pas dire que je n’ai aucun sens esthétique ou aucune envie d’être bien sapé. Mais je réitères: Je n’aime pas la mode. J’aime les vêtements.

Des bizz.

Le jour où j’ai décidé d’être Française.

Cher lecteur,

Je suis de retour comme tu le vois. Mon absence n’était pas vraiment préméditée, mais elle a été nécessaire pour que je me concentre sur un match de catch prévu depuis longue date, un match contre l’administration. Comme je suis une fille incapable de tenir le moindre suspense, il n’y en aura pas et tu seras immédiatement déçu de savoir que j’ai perdu. Et cette défaite s’accompagne d’une terrible conséquence.  Je ne vais pas aller en Indonésie.

Oui, tu as bien lu. Peut être vas tu te demander pourquoi? La réponse est simple: je ne suis pas française. Je suis une réfugiée politique. Je viens de Somalie. Il y a 17 ans ma mère a fui la guerre civile en m’embarquant avec elle. Ça fait 17 ans que je suis ici. Et au bout de 17 ans, je ne suis toujours pas française. En Somalie, on ne déclare pas les naissances. En Somalie, ça fait plus de 20 ans qu’il n’y a pas eu de gouvernement stable. En Somalie, je n’existe pas.

Être une réfugiée politique ça veut dire qu’on a pas de passeport, on a un "titre de voyage". Qui dit pas de passeport dit méga emmerdes pour voyager car énormément de pays font des difficultés pour accueillir une personne qui a un "titre de voyage". En apparence, ce document ressemble en tout point à un passeport lambda. Mais cela n’en est pas un. Pour les détenteurs de ce titre, il faut indispensablement montrer patte blanche. Pour entrer en Indonésie l’ambassade demandait:

  • d’avoir un compte bancaire avec au moins 2000 euros dessus.
  • d’avoir réservé un hôtel pour chaque journée du voyage (soit deux mois) ou une attestation d’une personne de nationalité indonésienne qui dit qu’elle m’héberge.

Spontanéité et vagabondages, bref véritable insouciance party. GALÈRE de galériens à fort potentiel en merdicité.

Ce n’est pas le meilleur car finalement, quand j’ai enfin réuni tout ces papiers (d’ailleurs MERCI du fond du battant à Anne d’Authentic Sumatra pour son aide), l’ambassade m’appelle pour me dire que ce n’était plus la peine. Le gouvernement indonésien venait de voter une loi qui interdit toute demande de visa aux personnes avec titres de voyage. Saluons le timing parfait. En langage clair c’était un remarquable FUCK OFF de toute beauté. Et bonne chance pour les remboursements de billets d’avions.

Après une dépression un léger abattage au niveau moral et DEUX journées complètes au téléphone avec Opodo (Hotline à classer dans le total n’importe quoi, et musique d’attente horrible) à jouer au "Vous allez me rembourser. Non. Si. Non. Si. " Et rebelote. J’ai reussi à obtenir gain de cause et faire jouer mon assurance annulation. Mais ça a été dur, et la facture de téléphone est à la hauteur de l’effort. (Quiconque est passé par les affres du remboursement de billet d’avion a toute mon estime.)

Bref je ne vais pas en Indonésie. Mais je pars quand même quelque part. Et ce sera…la Malaisie. Temps d’obtention du visa: deux jours. Excitation de grande envergure et mode relativisation ON. Car:

  • Je ne partirais pas deux mois mais un seul, mais pas toute seule. Ça ne sera pas l’Indonésie mais je vais m’éclater quand même. Et je vais partager ça avec quelqu’un.
  • J’ai un mois de libre et la liberté inopinée c’est franchement la mégaclasse.
  • En juillet je vais aller à Lisbonne pour l’Optimus Alive 2012. Ce qui veut dire que je verrai RADIOHEAD! Et Tricky. Et The Kills. Et pleins pleins d’amis.
  • Y a franchement pire, non?

Vendredi dernier j’ai déposé mon dossier pour une naturalisation (le mot moche et insensé pour dire obtenir la nationalité française), la procédure est longue et sêmée d’embûches, mais j’espère bien en venir à bout. Le B.ABA de la future globe trotteuse c’est quand même d’avoir un passeport digne de ce nom. RDV d’ici un an ou deux :)

Des Bzzz

Ps: Merci pour les mails, commentaires et visites depuis deux semaines que je n’étais pas là. I’m back. Pour de réel.

Pps: Ça y est j’ai 22 ans :)

Cheers!

Yay

Un mois 3 quarts, près de 6000 Visites, 339 commentaires et pleins de gens cools virtuellement approchés, je kiffe le blogging!

Merci à mon producteur et à ma famille sans laquelle je n’aurai jamais… Merci BEAUCOUP de venir me lire, c’est à chaque fois de la grosse surprise mâtiné joie. Vous avez sûrement dû remarquer que je suis beaucoup plus discrète moins productive ces derniers temps. Sachez que j’en suis fort contrie mais cette absence s’explique. Mon matériel me lâche lamentablement, mon ordi est en phase terminale et terriblement souffreteux, à moins d’un miracle il va me falloir me dégotter une nouvelle machine. Et en ce moment, j’ai énormément de trucs en têtes d’où l’absence d’articles dignes de ce nom. Je précise que les choses que j’ai en tête sont de nature "je kiffe", pas de sinistrose en vue. C’est un bordel de projets assez excitants qui concerne plus ou moins le blog.

Au menu:

  • Concerts wiz my band et mini tournée post-Indonésie.
  • Écriture d’un bouquin humouristique du style apocalypse Zombies.
  • Interviews de tatoueurs globe trotteurs/ dessinatrice globe trotteuse/ gourmet globe trotters.
  • Tests de la mort incluant du sport (yay…) et votre serviteuse serveuse servante.
  • Match potentiellement sanglant VS l’administration.
  • etc…

Le tout très prochainement raconté et mis-en-pagisé pour votre plus grand bonheur…ou consternation, on verra.

Des bises & stay tuned :)

Yay

Un travail sur le contrôlable et l’incontrôlable et la beauté du désordre.  Chaque trait intentionnel est suivi d’une coulure. Je trouve ça  beau. Et vous?

http://www.chrissy.ch/

Dublin

Des fois on fait des trucs désastreux pour le compte en banque mais super pour le moral. Pour certains le grand frisson de plaisir c’est s’acheter une nouvelle voiture, des fringues, un sac, ou aller au restau. Moi c’est le voyage. Un de mes plus gros passe temps c’est trainer du côté des comparateurs de vols. Je bave en testant toutes les destinations possibles et imaginables. Et je bookmark à tout va.  En général je ne cède pas aux sirènes de l’échappée belle internationale mais quand j’ai vu une promo spécial St Patrick’s day à moins de 100 euros l’aller retour, ma résistance aux tentations s’est désintégré.  Le jour d’après j’embarquai pour Dublin.

So…What?

Après un peu plus de deux heures de vol, je débarque dans l’aéroport de Dublin (aéroport méga top soit dit en passant, neuf et très clair.) Il est 22h30 heure locale, il fait froid, il pleuvouille mais rien à battre: JE SUIS EN IRLANDE! Dehors une navette m’attend pour m’emmener dans la ville. Pas de folies excitantes en vue, j’ai moyennement la patate à l’arrivée. Mon fantasme c’est surtout dormir pour être en forme le lendemain. Ma première nuit, je la passe dans un dortoir d’auberge de jeunesse avec 7 inconnus français, suisses, espagnols et anglais. Vu leur niveau d’excitation on sent que la St Patrick, ils l’attendaient depuis longtemps. Parlementations qui durent des plombes pour qu’ils fassent leurs trucs joyeux et bruyants dans le couloir (mère rabat joie style.) Accord scellé par un "good night". Mes boules Quiès enfilées, je plonge dans un coma bienfaiteur. Le lendemain, je découvre la plupart de mes camarades de chambre gisant faces contre terre. L’appel du contact maxi avec la moquette, sans doute… Je décide qu’il va me falloir une vrai chambre et trouve non sans mal un petit Bed & Breakfast qui sera mon QG pour les jours à venir.

Une nuit en dortoir: 23 euros (St Patrick et organisation à la dernière minute oblige.)

Une chambre Bed&Breakfast: 40 euros au bout du 5ème hôtel qui affichait complet. J’ai a eu de la chance.

DUBLIN

Dublin est une ville à taille humaine, toute de briques rouges vêtue. L’Irlande compte 6 millions d’habitants, et Dublin en abrite 500 000 (pour donner un ordre d’idée: la ville est un peu plus peuplé que Toulouse.) Il n’y a quasi aucun gratte ciel et beaucoup de rues sont pavées, le tout procure une ambiance village assez sécurisante. C’est super cosmopolite et vachement décomplexé du slip. Comme à Bristol ou Brighton on peut voir des tentatives modesques super exubérantes, des meufs de 120 kilos habillées en Pin-up super canons, des teintures de cheveux arc en ciel, du mec percé à la limite du Robocop sur pattes, le tout dans l’indifférence la plus géniale. Dès la 1ère heure que vous vous promenez dans les rues, vous sentez que c’est une ville verte. Pleins de petits et gros parcs partout, et de longues, longues allées pour se promener et réfléchir. Dublin m’a également surprise car c’est une ville rempli de jeunes (j’ai appris plus tard que quasi la moitié de la population a moins de 25 ans.) Et pleins pleins pleins de musicos partout :)

PUBS

Un séjour à Dublin se fera difficilement sans une virée au pub. Les pubs irlandais sont une légende, au point qu’on en trouve partout dans le monde. Dublin en compte un bon millier. Un voyage en Irlande est une bonne occasion de s’accouder au bar d’une version originale. Dans un pub dublinois (contrairement au pub irlandais français) on peut manger, très copieusement pour pas trop cher et c’est très bon (beaucoup de patates :) ) L’atmosphère est chaleureuse, et confortable, la bière coule à flots, les gens sont sympathiques et détendus…on sent que le pub est une vrai institution, une zone hors du temps où on est là pour s’amuser et ne pas se prendre la tête. Vous avez plus que l’embarras du choix pour désaltérer votre soif (Murphys, Smithwick’s, Harp…) mais la Guinness est hautement recommandée ;) .

Attention, beaucoup de pubs et bars de Dublin ferment leurs portes à 23 heures 30, même si de nombreuses adresses permettent aux noctambules assoiffés de pintes de boire jusqu’à 2 heures du matin (moyennant des tarifs plus élevés). Le quartier de Dublin le plus connu pour ses pubs demeure le Temple Bar. Personnellement je n’ai pas particulièrement aimé ce coin là, c’est sur-touristique et les prix sont bien plus élevés que la moyenne. Il ne faut pas hésiter à sortir de ce quartier à la découverte de pubs plus authentiques.

J’ai beaucoup aimé:

  • le Toast Bar: Un pub/café super trendy et moderne. Vous trouverez ici des canapés moelleux, des tables basses, des étudiants super curieux, et un sentiment d’être à la maison. Il est situé à environ 1km du centre-ville sur la main road Rathmines.
  • le Brazen Head: Le plus vieux pub d’Irlande, rien que ça. C’est à quelques pâtés de maisons du Temple Bar District et vraiment pas loin de l’Usine Guinness et ça vaut le détour rien que pour l’histoire et l’aura qui émanent des murs. Vous pouvez entendre de la musique traditionnelle irlandaise tout en sirotant votre bière au coin du feu, vraiment très cozy. Si vous cherchez un pub traditionnel, je vous le conseille.

Certains touristes commettent une erreur monumentale en milieu tavernier. Je me dois donc de vous prévenir: Ne jouez jamais à un concours de boisson avec un Irlandais ou une Irlandaise, vous perdrez à coup sûr (cf la défaite d’un allemand.)

1 pinte de Guiness: entre 4.50 et 5.50 euros hors Temple Bar District, sinon c’est 7 ou 8 euros.

A VOIR, A FAIRE (si vous voulez/pouvez)

Les "literary pub crawl" ou comment apprécier Joyce, Behan, Beckett, Yeats, et d’autres illustres écrivains en savourant une bière. Une véritable curiosité. C’est en fait un tour. Deux acteurs vous emmènent dans différents pubs et endroits célèbres de Dublin (y compris les sous-sols du Trinity College) et jouent pour vous des passages choisis d’œuvres d’écrivains irlandais. Ils expliquent aussi pas mal de choses sur l’histoire de ces auteurs, leurs vies ou comment leur est venu telle ou telle idée.  C’est très intéressant,  ça dure 2 heures et demi, le ticket coûte 13 euros et je le conseille vraiment.

http://www.dublinpubcrawl.com/

Faire une pause au St Stephens Green: Un super joli parc, où s’assoir discuter ou avoir un picnic.

Sortir de la ville et aller au Guinness Lake: Probablement mon moment préféré du voyage. A une heure de Dublin, on serpente en voiture dans les montagnes Wicklow et là se trouve le lac Guinness. Il porte ce nom à cause de la couleur caractéristique de son eau qui rappelle la boisson nationale. Un guide est nécessaire, le mien était très compétent et vraiment passionné. On a fait des stops dans des cascades, dans une distillerie de whisky pour une dégustation et on s’est promené dans vallée remplie à craquer de moutons. Le paysage est magnifique et c’est très calme. J’ai adoré. Prévoyez un bon coupe vent parce ça souffle beaucoup là haut.

Shopping: Grafton Street est une longue rue commerçante, aux très nombreuses enseignes judicieusement parsemée de café où s’assoir souffler et observer.

La Guiness Factory: Oui c’est très touristique mais ça en vaut la peine parce que:

  • On apprends beaucoup sur l’histoire de la boisson Irlandaise.
  • On a une bière avec le prix d’entrée du ticket.
  • On peut visiter l’endroit d’où provient l’odeur de houblon qui embaume le quartier.
  • On peut monter dans le bar situé au dernier étage et profiter de la vue à 360 degrés sur Dublin.

Le Trinity College: La plus vieille et prestigieuse université d’Irlande. Dès qu’on en pénètre l’enceinte c’est comme si le monde contemporain n’existait pas.  C’est dans cette université qu’est abrité le livre de Kells (un très vieux manuscrit super célèbre dans le monde entier.) L’entièreté du campus est pavé et j’ai franchement eu l’impression d’être dans Harry Potter, Impression renforcé par la vision d’un type en robe.

En vrac, ces endroits aussi méritent le détour:

  • La National Gallery (qui possède une importante collection de peintures européennes),
  • le Dublin’s Writer’s Museum (au 18 Parnell Square North) si les "literary pub crawl" ont piqué votre curiosité,
  • la prison de Kilmainham (Kilmainham Gaol) érigée en 1796 ,
  • le très vaste port
  • ect…

C’est assez difficile de résumer ce qu’on peut voir et ma liste n’offre qu’une toute petite portion des richesses culturelles et architecturales de Dublin.

ST PATRICK’s DAY

Qui est ce St Patrick? St Patrick alias Maewyn Succat est le St patron des Irlandais. C’est lui qui a installé le culte du trèfle, évangélisé l’Irlande, et chassé tout les serpents de l’île d’Émeraude (à ce qu’il parait.) Chaque année, on le fête partout dans le monde, dans toutes les communautés irlandaises (et ils ont une sacrée diaspora.) A Chicago on teint la rivière qui traverse la city. C’est une fête qui est de plus en plus pratiqué par des non-Irlandais en raison de son extrême popularité et de son esprit bon enfant.

A la St Patrick, on doit porter au moins un vêtement vert et célébrer la culture irlandaise. C’est très drôle et très peuplé aussi, des centaines de milliers de gens déguisés suivent le défilé. Il y a du monde sur les balcons, aux fenêtres, sur les lampadaires (souvent des photographes), des enfants sur les épaules de leurs parents, des gens par terre, PARTOUT. En 2011 il y avait quelques 550 000 personnes dans les rues pour le défilé. Bain de foule power :) La défilé ne se déroule que le jour de la St Patrick mais la fête elle dure quasi toute la semaine la précédant. J’ai beaucoup aimé la St Patrick surtout que mon copain m’a fait la surprise de me rejoindre, c’était vraiment cool.

Il n’empêche que cher lecteur, je me dois de vous mettre en garde contre l’effet pervers du gobage de pintes massif. Dublin au lendemain de la Saint Patrick ressemble à l’idée que je me fais du monde après une attaque zombie. Absolument personne n’a les idées claires, la démarche est lente et pas vraiment gracieuse et les lunettes de soleil fantaisie géantes achetées la veille sont nos meilleures amies.

FOOD!

J’ai testé l’Irish Stew, Maïder m’avait laissé un commentaire sur ce post qui avait éveillé mon côté maso curieux. Curieusement c’était pas horrible, la viande avait été débarrassé de son gras, les légumes avaient bien mijotés, bref le ragoût était plutôt bon.  Ça ressemblait assez à du pot-au-feu à vrai dire.

Le Boxty: Super bon, on dirait un Wrap en fait. Une crêpe fourré aux pommes de terre et à ce qu’on veut (boeuf, champignons etc) On en trouve partout, du restau aux pubs.

Irish Coffee: Personnellement j’ai pas goûté (j’avais peur pour mon foie) mais mon copain a vachement aimé. L’Irish Coffee c’est du sucre, du whiskey, du café noir, et une bonne dose de crème.

THE END !

B.O de ma life

BEWARE POST INUTILE: Ceci est un bel exemple  de diarrhée expressionniste à fort caractère inintéressant.  Vous pouvez poursuivre la lecture, mais rien de transcendant ne va se produire. Il se pourrait même que ce soit le post de trop. Celui qui vous donne envie de prendre vos jambes à vôtre cou aller voir ailleurs de par le vaste monde internetal si quelqu’un a un VRAI message à faire passer (on ne sait-jamais). Le mot chanson y est répété plein de fois car à ma connaissance il n’y aucun autre mot dans la langue française qui signifie la même chose et qui ne soit pas ridicule (CF: ritournelle.) D’ailleurs en y pensant le mot "chanson" EST ridicule.

Bon, je préviens de suite je suis en état Happy Few de la consommation d’alcool. Autant dire que ma jauge à joyeuseté inopinée crève le plafond. Je reviens d’un concert. Le concert en lui-même était pas top top mais cette soirée a été riche en événements. J’ai recroisé mon crush du lycée…il est devenu un légume légumineux de la pire espèce (mais ceci est une possiblement longue autre histoire et n’a rien à voir avec mon titre, donc autant oblitérer le choc choquant.) . Bref, en naviguant entres les différents groupes de la soirée (oui quand je m’emmerde j’interviewe des inconnus dans les bars) et  en discutant avec des gus et gussettes de toutes catégories modesques je n’ai pas pu m’empêcher de constater que la plupart des gens ont une chanson et une seule, une qui ressort spontanément du lot ou qu’ils relient à un moment fort de leur existence.. Une chanson qui les prend vraiment aux entrailles.  J’adore demander au gens quelle est la chanson qu’il aime par dessus tout parce que je trouve que ça résume bien une personne. Et résumer les gens, c’est drôle.

Ma chanson préférée d’entre les préférées du cosmos à moi c’est celle-ci:

Cette chanson…c’est la musique qui me fait me dire que la vie est loin d’être moche voire lugubre, c’est celle qui me fait dire qu’il y a toujours du mieux même quand on est quasi sûre que non. La première fois que je l’ai entendu j’ai été tellement touchée que mes cheveux se sont dressés sur ma tête. Et mon cœur a manqué un battement. J’ai fait une tête tellement bizarre que l’ami qui me l’a fait écouter a cru que j’ avais mal. Il a arrêté la musique et je lui ai sauté dessus pour qu’il la remette immédiatement. Le coup de foudre immédiat, durable et sans aucune déception: je l’ai vécu avec une chanson. C’est la musique que j’écoute en  cas de grosse déprime, la musique qui me motive à tourner la page du chagrin et redevenir mon "moi". La seule musique qui réussisse à me rendre heureuse, vraiment heureuse, rien que par son écoute.

J’ai eu l’occasion de rencontrer Shannon Wright,  une fois. J’ai été totalement crétine. Je lui ai dit que j’adorais sa musique. Elle m’a demandé pourquoi. La crétineté a atteint des sommets lorsque j’ai été incapable de lui dire, j’ai souris en haussant les épaules. Et ça lui a suffit.  Je lui ai dit que je faisais de la musique mais que j’allais être prof. Elle m’a demandé ce que ça me faisait. Je lui ai dit que ça me rendait triste. Et elle m’a regardé. Et ce regard est resté. Un an après j’ai passé ma licence et j’ai décidé de modifier mon mode de vie. Donc je crois qu’indirectement, cette musique a été la bande sonore du "fuck it" universitaire.

Est ce que ça vous est déjà arrivé? Un coup de foudre musical? Avez vous déjà fait la connaissance de votre prince chanson charmante? Est ce que ça a influencé votre vie en quoi que ce soit ou alors suis-je un total extraterrestre?

Ps: Good Night.